Stand de barbecue

Vous avez dit street food ?

En arrivant à Đà Lạt il y a quelques jours, notre premier réflexe a été de chercher des tours de street food locaux.

Bon ok, notre premier VRAI réflexe était de chercher des cafés, mais vraiment… c’était juste après ça 😂

Faire un tour de découverte des plats et restaurants locaux est notre nouvelle façon favorite de découvrir une ville. Quoi de mieux que l’entrain d’un passionné de la cuisine régionale et la stimulation des papilles pour faire connaissance avec un nouvel endroit ?

Ici, c’est avec Bình, un jeune et dynamique Dalatien (habitant de Đà Lạt selon Clara) qu’on fait nos premiers pas dans la ville le soir de notre arrivée. Au menu : cinq lieux auxquels il s’arrêtait en rentrant de l’école étant petit.

 

Stand #1 : le doux son des ciseaux

On connaissait les bánh bèo normaux (littéralement « gâteaux fougères d’eau »), des pancakes de riz cuits à la vapeur et agrémentés de crevettes séchées, d’oignon vert, de pâte de soja, de nước mắm (vous savez pas ce que c’est ?) et d’autres ingrédients selon l’humeur du cuisinier.

Un bánh bèo chén

Mais là, on a découvert le bánh bèo chén. Plus ou moins le même concept, mais cuit et servi dans un petit bol et avec une farce beaucoup moins sèche. C’est salé, c’est sucré, c’est moelleux, c’est beaucoup trop petit. C’est. Vraiment. Trop. Bon.

Le bánh bèo vient apparemment du centre du Vietnam. On se réjouit déjà d’en manger tous les jours quand on sera de passage à Huế !

Au même stand, on goûte aussi au xắp xắp, une salade de papaye et de foie de quelque chose.

Une assiette de xắp xắp

Gros twist : cette salade aurait été inventée à ce stand-même ! Apparemment, la mère de la cuisinière actuelle aurait créé la recette originale qui pouvait être réalisée entièrement avec une paire de ciseaux… gigantesque. On l’a vue. D’où le nom du plat xắp xắp (prononcer /sap sap/) : c’est le son que fait la paire de ciseaux en action.

Le stand original du xắp xắp (d’après notre guide)

 

Stand #2 : la galette de riz revisitée

La bánh tráng nướng, également appelé la Đà Lạt pizza (prononcer /dalate pisa/), est 100 % dalatienne. Vous connaissez les galettes de riz rondes et sèches utilisées pour faire des rouleaux de printemps ?

Un bánh tráng comme on en a l’habitude (comme certains en ont l’habitude, précise Robin)

Et bien à Đà Lạt, on la fait griller sur un grill au charbon avec une pâte de bœuf, un œuf, de la vache qui rit (oui, celle à laquelle vous pensez), plein de bonnes choses et ça donne ça :

Étonnamment bonne, croquante, pleine de goûts et avec le perpétuel duo salé-sucré vietnamien.

 

Stand #3 : la fausse viande ultra-réaliste

On vous parlait des rouleaux de printemps. Une chose qu’on a découverte, c’est qu’en dehors de la Đà Lạt pizza, on utilise rarement ces galettes de riz rondes.

On fait nos rouleaux avec des galettes de riz rectangulaires, et beaucoup plus fines que les rondes. Elles n’ont donc pas besoin d’être plongées dans l’eau préalablement, se ramollissant toutes seules avec la sauce… et la salive. Étrange au début, mais on finit par s’habituer et même à préférer cette version de bánh tráng !

Pour faire des rouleaux de printemps (des gỏi cuốn), on remplit la bánh tráng de tout ce qu’on veut. La recette qu’on teste est celle du nem nướng (viande de porc grillée), qu’on ajoute dans notre galette avec de la salade, des herbes, des mini-ails crus et carottes marinées dans du vinaigre et du sucre.

Robin en plein « roulage » de nem nướng

Ingrédients pour faire des rouleaux de nem nướng

Vous voyez ces deux assiettes de viande ? Et ben, il y en a qu’une seule qui contient de la viande. L’autre est une viande végétalienne (chay, comme on dit au Vietnam) ultra-réaliste faite à partir de seitan, de noix de coco (pour imiter les os !) et d’autres ingrédients secrets. On tombe facilement dans le panneau tellement la reproduction est fidèle. En plus, après concertation avec le couple américain carnivore qui nous accompagne, on préfère tous la version chay !

Est-ce que vous arrivez à dire quelle assiette contient de la viande ? 😉

 

Stand #4 : le barbecue pour se réchauffer

À Đà Lạt, il fait froid. Ou en tout cas bien frais par rapport au reste du pays. C’est pourquoi (1) il n’y a pas de climatisation dans les centres commerciaux (2) on aime les plats qui réchauffent.

Bình nous emmène tester le barbecue, spécialité de la région, qu’on aime manger quand on a froid. Peut-être que c’est le fait de le partager autour d’un feu de charbon qui réchauffe ? Parce que nous, on trouve que de manger en plein air quand on a froid n’aide pas beaucoup…

Un « restaurant » de street food typique avec ses bébé-chaises et ses bébé-tables

Brochettes de poulet, de gombos (des légumes croquants mais visqueux à l’intérieur), de bœuf enroulé dans des feuilles lá lốt et d’oreilles de porc sont au rendez-vous. Pour vous, on a testé les oreilles : chewy, grasses et croquantes là où il y a du cartillage. Les Dalatiens les appellent « chewing gum » et aiment les faire durer en bouche.

Verdict : … il faut aimer. Mais lorsqu’on aime, on adore (apparemment).

Grand choix de brochettes

De gauche à droite : gombos, 2 x bœuf enroulé dans des feuilles lá lốt, poulet

 

Stand #5 : un peu de douceur dans ce monde de brutes

La soirée se termine avec un dessert typiquement vietnamien : le chè. Dire un « chè » en vietnamien est similaire à dire un « gâteau » en français : il y en a à tous les parfums et pour tous les goûts.

Le chè prend habituellement la forme d’une soupe-dessert et se décline avec différents fruits, légumes, haricots, etc. On peut le manger froid ou chaud et on y retrouve le plus souvent du soja, du tapioca, du lait de coco, des graines de sésame et différentes gelées.

Lorsqu’on demande à Robin ce qu’il pense du chè en général, il répond :

(Silence contemplatif de 30 secondes) C’est visqueux et bizarre, mais c’est trop bon.

Au stand où Bình nous amène, on goûte à un chè que même Clara n’a jamais testé auparavant : un beignet de banane grillé, nappé de lait de coco, de mini-boules de tapioca et de cacahuètes. Merveilleuse manière de finir n’importe quelle soirée.

Le monsieur qui grille les beignets de banane avec une objet non-identifié dans la main

Le fameux chè au beignet de banane

En dehors de ce tour, on découvre encore beaucoup d’autres plats et spécialités de Đà Lạt. Les soucis intestinaux étant derrière nous, on ose manger n’importe où dans la rue, de préférence là où il y a beaucoup de monde !

Notre coup de cœur ? Le bánh căn, un beignet grillé sur une plaque en pierre spécialement façonnée pour ce plat. Chaque beignet est croustillant à l’extérieur et est farci d’un œuf de poule ou de caille (notre préféré). On le plonge dans une sauce au nước mắm où baignent deux boulettes de viande et des oignons verts. Super délicieux. (On n’a pas encore de photo mais ça viendra !)

On espère vous parler bientôt de plein d’autres découvertes culinaires !

Et en attendant, on vous envoie plein de bisous 😘

6 réponses
  1. Avatar
    Greg dit :

    1. La street food est OK pour moi si on n’a pas besoin de s’asseoir sur les mini-chaises pour manger aux mini-tables. Est-ce qu’ils ont aussi la version pour Gulliver?

    2. «Est-ce que vous arrivez à dire quelle assiette contient de la viande ?» Je dirais que c’est celle de gauche (celle de droite ressemble vraiment trop à de la viande!)

    3. Bizarre que Clara ne connaisse pas les beignets de banane au lait de coco et tapioca: j’en mangeais dans un bistrot vietnamien de la rue de l’École-de-Médecine (ça devait être là où se trouve maintenant le Kraken). C’était délicieux, et agréablement gélatineux…

    Vive la cuisine des 101 Dalatiens !

    Répondre
    • Robin
      Robin dit :

      On est d’accord ! J’arrive pas à mettre mes jambes sous les tables 😂 On nous a dit que la taille moyenne ici était de 1m66 : ça se comprend.
      Je vais peut-être lancer le « guide de la street food édition spéciale grandes personnes » 😚

      Et pour la réponse… c’était l’assiette de gauche ! Les « os » dans celle de droite sont des morceaux de noix de coco croquants.

    • Clara
      Clara dit :

      Ouuuh tu sembles être bien plus calé en desserts vietnamiens que moi alors 😉 J’avais déjà pas mal mangé de chè, aussi à la banane d’ailleurs mais jamais au beignet de banane !

  2. Avatar
    Souad dit :

    On se laisse prendre au jeu, et même si on vient de finir de manger… on serait presque partants pour un nouveau tour ;)!
    Et vous buvez quoi? de l’eau en bouteille? des alcools locaux? des jus? du thé? ou les cafés et les soupes suffisent à hydrater?
    Biiiiiz

    Répondre
    • Clara
      Clara dit :

      On boit beaucoup de café et de thé, oui ! 😉 Mais aussi pas mal d’eau aussi (bouillie et réfrigérée) ou de l’eau en bouteille (beaucoup trop). Sinon les alcools locaux sont ultra-forts et ne permettent pas trop de s’hydrater…
      Des becs aussi ! <3

    • Robin
      Robin dit :

      Et quand on mange dehors, on nous sert du thé dans des bébé-tasses ! Parfois il y a un gros glaçon dans la carafe, mais souvent il est chaud.
      On pense que c’est pour deux raisons :
      1. il faut faire bouillir l’eau pour pouvoir la boire, donc autant en faire du thé
      2. l’eau sans thé a pas super bon goût, donc autant en faire du thé

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