Chiang Mai, épisode 5 : le marché 🥕

Tous les deux jours, Robin va au marché faire les courses. Pour ma part, j’ai la dure tâche de m’occuper seule à la maison en attendant l’arrivée du petit-déjeuner.

Mais de temps en temps, lorsque les étoiles et les planètes sont bien alignées, j’y vais avec lui.

Accompagnés de Bidon (d’eau) et d’Anita (notre sac de courses), on part à vélo en direction du marché Thanin.

Carte de Robin à l’aquarelle qui montre, en rouge, la route qu’on prend pour aller au marché

 

Après plusieurs mois à Chiang Mai, Robin a optimisé le chemin qui mène au marché. On évite les grands axes et on pédale dans de calmes ruelles vertes où des chats se prélassent. Le soleil encore bas dans le ciel nous chauffe doucement la peau.

 

Le marché Thanin

Robin a sa routine bien établie. Il salue d’un sourire la vendeuse de fleurs qui se trouve à l’entrée, passe les stands de loterie, ceux de plats préparés à emporter et ceux qui vendent des pyramides d’œufs, avant d’arriver devant « son vendeur de légumes ».

Qu’est-ce que ce vendeur a de spécial ? Pour Robin :

Il a des bons légumes frais pleins de terre. Le monsieur est gentil, il ne m’arnaque pas (trop) et me parle en thaï (sauf quand il me montre les prix sur sa calculette).

Et oui, parce qu’il faut connaître les bons plans. D’après Robin, les meilleurs légumes sont habituellement chez ce monsieur. Par contre, pour ce qui est des nouilles et tofus frais, c’est plutôt chez la marchande vers l’avant. Et si c’est de la bonne pâte de curry, de l’ail ou des noix que vous cherchez, c’est au fond du marché qu’il faut aller !

J’ai du mal à tout retenir et je le suis simplement en silence. Mais ce n’est pas terminé, parce qu’en plus…

 

Robin commande en thaï !

Ben oui, tous ces cours de thaï ne servent pas qu’à commander du café. Robin est passé maître dans l’art de faire les courses en thaï. Petite démonstration :

— sà-wàt-dii khráp. (Bonjour.)

— sà-wàt-dii khráp. (Bonjour.)

— ao hèt nuèng lo kàp prík sǎam mèt lǎew khráp. (Je voudrais un kilo de champignons et trois piments, svp.)

— sìi-sìp-èt bàat khráp. (41 Baht, svp.)

—khráp. khòrp khun khráp. (Voici, merci.)

Je simplifie, parce qu’en réalité, la conversation n’est pas aussi directe. Robin saute plutôt d’un marchand à l’autre, commandant des champignons par-ci et des nouilles par là.

En dix minutes top-chrono, nos emplettes sont terminées. Sur le chemin du retour, on s’arrête à l’une des rares boulangeries de Chiang Mai acheter des croissants encore chauds.

Ça mérite bien ça un féetaud (fée mâle) de ménage ! 🧚‍♂️

Clara

6 réponses
  1. Avatar
    Greg dit :

    Je note quand même que: (a) sur la carte, il n’y en a presque que pour la bouffe; (b) votre «marché» ressemble plutôt à un supermarché (su stand fromage, à la Migros, il y a aussi un monsieur, mais on ne peut pas lui parler en thaï); (c) à force de mettre des «khrap» à tout bout de champ, vous êtes prêt·e·s pour parler suisse-allemand!

    J’espère que le féetaud s’occupe aussi de la lessive, de l’aspirateur et des toilettes. Sinon, il doit éetaufer ses compétences 😉

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    • Robin
      Robin dit :

      (a) j’avais pas la place pour mettre des choses moins importantes 😉
      (b) c’est parce que les marchés partout dans la région sont sous des halles couvertes, avec souvent déjà des stands en dur ! Sûrement parce qu’ils sont ouverts toute la journée tous les jours, et que c’est vraiment là que les gens font leurs courses, contrairement aux marchés de bobos à Genève auxquels on va entre deux passages à la Migros 😛

      Le féetaud fait pas les toilettes, il faut pas exagérer, non mais sans blagues

  2. Avatar
    Claire dit :

    Il est drôlement mignon mon Robin avec sa chignote sur le crâne et son beau sourire… fais bien attention, Clara. A tous les deux une escalade de gros baisers.

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  3. Avatar
    Souad dit :

    J’adooooooore le concept! (Bon, là, c’est surtout un inside joke pour Flo et Greg ;))
    Ah mais on s’y croirait! On sent presque les odeurs, et puis on (je?) s’invite volontiers à la table. Sauf les croissants, ceux-là je vous les laisse 😉
    Enfin et surtout, cette carte à l’aquarelle, tu nous l’avais montrée par skype mais la voir comme ça… il y en a un qui, quelque part, on s’en fiche où, est vachement fier de toi: c’est Malik!

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    • Robin
      Robin dit :

      On dit croissant, mais on y achetait aussi du pain frais, parce que le matin on déjeunait à la maison (champis ou avocat ou miel en tartines, pas trop fan des plats thaï du déj’). Tu aurais aimé leur pain aux noix ! Ils avaient aussi un pain blanc avec du romarin, super pour des bruschette. À tester ?

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