Ich hätte gerne einen Döner, bitte 🌯

Vous avez peut-être pensé que ce blog n’avait pas survécu au retour en Europe, où le nước mắm (l’eau de poisson) est rare.

Vous aviez tort : on continue !

Après un mois en Suisse où on a revu famille et amis, refait du ski, et le plein de fondue (même si aucune ne pourra jamais rivaliser avec notre fondue par 36°C à Manille), on habite depuis bientôt deux mois (le temps passe vite !) à Berlin, capitale de l’Allemagne et du Döner.

Le Döner

Si vous savez pas ce qu’est un Döner, c’est simplement un kebab*.

Si vous savez pas ce que c’est non plus, c’est ça :

Un Döner à Berlin (CC BY Ale Granholm, Wikimedia)

Le Döner classique, c’est un dürüm (une galette turque) farcie de petits légumes (salade, oignons, tomates, etc.), de sauce blanche, de sauce piquante, et de viande rôtie verticalement sur une machine spéciale.

Première photo connue d’une rôtisserie à Döner, 1855, Empire Ottoman (domaine public)

Le Döner est probablement arrivé à Berlin au début des années 1970. Il aurait été introduit par l’immigrant turc Kadir Nurman, qui tenait un stand en face de la gare du Zoo dans Berlin Ouest.

En 50 ans, le Döner est devenu le symbole culinaire de la ville. En 2011, 16’000 stands de Döner ont été recensés à Berlin, avec un chiffre d’affaires annuel de 3.5 milliards d’euros.

Il a largement détrôné en popularité la fameuse Currywurst Berlinoise, déléguée au simple rang de tradition.

La Currywurst (CC BY-SA Rainer Zenz, Wikimedia)

Le Döner fait partie du quotidien des Berlinois. On voit des vélos avec le slogan « Powered by Döner » (propulsion par Döner). Certains hamburgers sont servis dans des dürüm. Et le Döner a même un hymne :

Ça se passe de commentaires.

 

Le Gemüsekebap

Aujourd’hui, presque tous les stands de Döner ont aussi une option végan, le Gemüsekebap.

Ils en ont tout intérêt, parce qu’à Berlin, c’est manger de la viande qui sort de l’ordinaire (ou presque). C’est vrai, ça paraît étrange au pays de la Wurst, mais les temps changent !

On a essayé le Gemüsekebap le plus connu de la ville, celui de Mustafa à la Mehringdamm Platz. On a fait 45 minutes de queue.

Il s’est même mis à pleuvoir, et la queue est restée.

Et finalement…

On y est presque…

On y est !

Robin en a directement commandé deux, parce qu’on avait pas l’intention de refaire la queue. On a pas de photo des Döner par contre : on les a dévorés.

Mais on peut vous dire qu’en tout cas, après l’attente, c’était vraiment le meilleur kebab qu’on ait jamais mangé !

 

 

* Note : pour les puristes, il existe en fait plusieurs types de kebabs, et le Döner n’en est qu’un. Si ça vous intéresse, allez en lire plus sur Wikipédia

4 réponses
    • Robin
      Robin dit :

      C’est vrai, j’apprenais mieux l’allemand à Vancouver qu’au collège à Genève… et même que sur place à Berlin

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.